Suite à l’étude du KCE sur les soins de santé dans les prisons belges…

Sur La Première (22 octobre 2017)

Une interview de Gaëtan de Dorlodot, membre fondateur de l’asbl I.Care

« De nombreux détenus ne sont pas en bonne santé: faiblesses mentales, physiques, dentaires, d’où une importante consommation de médicaments. Pendant un an, des équipes de chercheurs ont fait le tour des trente-cinq prisons belges. Via le centre fédéral d’expertise des soins de santé (le KCE), ils ont rendu au Ministère de la Justice l’avis que celui-ci attendait. Une réforme des soins de santé en prison s’impose. Qu’elle suppose ou non le transfert des coûts de la Justice vers le Ministère fédéral de la Santé publique, comme il en est fortement question. »

La suite ici

Dans La Libre  (18 octobre 2017)

« Les détenus belges sont en mauvaise santé.

Une étude publiée mardi montre qu’ils consultent un médecin 24 fois par an en moyenne. Contre 3 pour le citoyen lambda.

La prison rend-elle malade ? Un détenu consulte un médecin… 24 fois par an en moyenne, dont 18 fois un généraliste et 3 fois un psychiatre. Même si on sait que les détenus s’adressent au médecin pour des raisons non médicales (demander un matelas, évoquer un conflit…), la comparaison avec le citoyen lambda est éloquente. Hors les murs, les adultes (âgés de 20 à 50 ans) se rendent en moyenne trois fois par an chez leur médecin de famille, selon l’enquête de l’Institut scientifique de santé publique (ISP) réalisée en 2013. Autre indication : à peine la moitié des personnes incarcérées (51,2 %) déclarent être en bonne santé, pour trois quarts de la population moyenne. »

La suite ici

Dans Le Vif (17 octobre 2017)

« Les ressources actuelles insuffisantes pour fournir des soins de qualité en prison

(Belga) Les acteurs concernés par les soins de santé en prison sont d’avis que les ressources financières actuelles sont insuffisantes pour fournir des soins de bonne qualité, indique mardi le KCE dans un rapport sur les soins de santé dans les prisons belges. Selon le Centre fédéral d’expertise des soins de santé, chaque personne qui arrive en prison devrait se voir proposer un entretien médical approfondi pour inventorier ses problèmes physiques, psychiques et sociaux.
Chaque année, le SPF Justice (et l’Inami dans une moindre mesure) consacrent environ 43 millions d’euros aux soins de santé pour les personnes détenues en prison. S’il semble exister de grandes différences de coûts entre les prisons, les acteurs concernés par les soins de santé en prison sont d’avis que les ressources financières actuelles sont insuffisantes pour fournir des soins de bonne qualité, relève le KCE. Beaucoup de détenus sont en mauvaise santé dans notre pays, révèle également cette étude. Ils consultent en moyenne 18 fois par an un médecin généraliste et 3 fois un psychiatre. Pendant l’année qu’a duré l’étude, 26.511 personnes ont passé au moins une nuit en prison. Pour presque 80% d’entre elles, une prescription de médicaments a été rédigée, dont une grande majorité pour des médicaments psychotropes. (Belga)